Désorientale

Désorientale, Négar Djavadi (ed. Liana Lévi, 2016).

Désorientale est un roman contemporain sur l’exil et sa perte de repères. C’est une plongée dans l’intimité d’une déracinée en pleine crise d’identité que j’ai beaucoup aimée.

Avec des allers-retours entre le présent et le passé, comme une maille lentement tricotée, Négar Djavadi nous conte l’histoire contemporaine de l’Iran à travers l’histoire de Kimiâ et de la famille Sadr. Une histoire d’engagement politique et d’exil forcé. Née à Téhéran, Kimiâ a migré à Paris à l’âge de dix ans. Ses parents, autrefois figures emblématiques de l’opposition politique, ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Ils se cherchent, entretiennent la nostalgie de l’Iran qu’ils ont connu et qui a disparu. Kimiâ, elle, se tient à distance de toute cela. Elle se souvient, bien sûr, mais elle tente de s’inventer une vie autre que celle qui s’impose à la diaspora iranienne. Elle cherche sa place dans sa fratrie, dans sa famille et dans le monde en général. Elle nous raconte les rencontres qui ont forgé l’adulte qu’elle est devenue, ses interrogations sur son genre, ses amours, sa vie de femme. Désorientale c’est également un portrait de famille émouvant qui flirte souvent avec le conte, car les djinns ne sont jamais loin.

Un roman fort que je recommande.

Désorientale de Négar Djavadi est disponible au Editions Liana Levi (2016, 352 pages) et en poche (Piccolo, 2018).

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