Le ciel par-dessus le toit

Le ciel par-dessus le toit, Nathacha Appanah (Gallimard, 2019)

C’est la gorge serrée que je referme le dernier roman de Nathacha Appanah. Réaction à chaud, chronique sur le vif.

Le ciel par-dessus le toit raconte Loup, Phénix et Paloma, leur relation complexe, la distance qui s’est installée. La difficulté d’être mère quand on a souffert étant petite fille. La difficulté de grandir et se construire quand sa mère est froide, dure. L’amour est là, pourtant. Partout. Il a du mal à se montrer, on a du mal à l’exprimer. Mais il est là, maladroit. 

Loup n’a pas vu sa soeur depuis dix ans. Un jour il prend la voiture de sa mère pour rejoindre Paloma. Il n’a pas le permis, prend une voie à contresens, provoque un accident et se retrouve en maison d’arrêt pour mineurs. Voilà pour le point de départ. 

L’écriture de Nathacha Appanah est belle, poétique, violente. Elle écrit comme personne la douleur, la misère, la colère. On ressent tout cela avec force et ça remue, là, tout au fond. Comme Tropique de la violence m’avait remuée. Un roman à la fois coup de cœur et coup de poing, une nouvelle fois.

Natacha Appanah construit décidément une oeuvre qui ne peut pas laisser indifférent, et moi j’aime beaucoup. 

Le ciel par-dessus le toit, de Nathacha Appanah est disponible chez Gallimard (2019, 128 pages).

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