Long week-end

Long week-end, Joyce Maynard (éd. 10/18, 2011). Traduction Françoise Adelstain

Après l’inoubliable Wendy dans Les règles d’usage, c’est une nouvelle histoire écrite à hauteur d’adolescent que nous offre Joyce Maynard avec Long week-end. Un très beau roman, sensible, touchant.

Henry a treize ans et des parents divorcés. Une fois par semaine, il dîne avec son père et la nouvelle famille de celui-ci. Le reste du temps, Henry vit chez sa mère et s’occupe d’elle du mieux qu’il peut. Aimante et dépressive, Adele est l’ombre d’elle-même. La vie n’est pas toujours facile pour Henry. La veille du long week-end du Labor Day, mère et fils vont faire quelques courses au centre commercial (un événement !). C’est là, alors qu’il s’apprête à feuilleter un Playboy (à treize ans, on a les hormones en ébullition), qu’Henry rencontre Franck. L’homme lui fait forte impression, il lui demande son aide et l’on comprend rapidement qu’il est en cavale. Franck va trouver chez Henry et Adele un refuge. En pleine canicule, il va cuisiner, bricoler, vivre, aimer. Avant d’être rattrapé par la police, celui qui est présenté comme un dangereux criminel va rendre le sourire à la mère et apprendre à jouer au baseball au fils. Ces quelques jours auront à jamais changé leur vie.

Le roman se déroule essentiellement à huis-clos, l’atmosphère est lourde, moite, parfois inquiétante, souvent bouleversante. Les personnages sont campés avec une humanité que j’ai beaucoup aimée.

Une belle réussite.

Long week-end, de Joyce Maynard, est disponible aux éditions 10/18 (2011, 256 pages). Traduction Françoise Adelstain

A découvrir également : Les Règles d’usage

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